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Eric Tabarly, le skipper de granit

 

Ses victoires de 1964 et 1976 dans la Transat anglaise en solitaire ont créé sa légende et popularisé la voile en France. Avec ses " Pen-Duick ", le navigateur breton a été à l'origine de la plupart des grandes innovations sur les voiliers de course

Le navigateur Eric Tabarly a disparu en mer dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin au large des côtes du Pays de Galles. Il était né le 24 juillet 1931 à Nantes. C'est lors d'une manoeuvre qu'Eric Tabarly a été heurté à la hauteur de la poitrine par la corne de la grand-voile et ensuite projeté à la mer. Il convoyait, avec quatre équipiers, son premier Pen-Duick dont il devait fêter les cent ans en Ecosse. Les navires de secours et les avions qui ont survolé la zone ne sont pas parvenus à retrouver le corps du marin.

ALORS qu'Eric Tabarly croisait, un jour, devant un nouveau port de plaisance, il maugréa : " Tous ces bateaux, ça va finir par nous flanquer le paysage en l'air. " " Mais c'est de ta faute, c'est toi qui as fait démarrer la plaisance en France ", lui avait répliqué Daniel Charles, fondateur du Conservatoire international de la plaisance à Bordeaux. " Ah ! pas du tout, s'était défendu le double vainqueur (1964 et 1976) de la Transat anglaise en solitaire. Le détonateur, c'est les Glénan et Herbulot, l'architecte des Vauriens . Ce sont eux qui ont popularisé la voile en la démocratisant. Peut-être que cela n'aurait rien changé si je n'avais pas gagné.  "

Peu importe aujourd'hui de savoir si c'est la " faute " à Eric Tabarly ou aux Glénan. Parmi les vingt millions de Français qui vont choisir la mer pour leurs congés d'été, plus de trois millions auront une activité nautique. Plus de huit cent mille bateaux de plaisance, dont deux cent cinquante mille voiliers, sont immatriculés en métropole, et les chantiers Beneteau et Jeanneau, qui exportent plus de la moitié de leur production, sont, depuis 1982, les premiers constructeurs mondiaux de voiliers.

En succédant en 1964 à Sir Francis Chichester, authentique héros de l'Empire britannique, pionnier de l'aéronautique et aventurier des mers, vainqueur, en 1960, de la première course transatlantique en solitaire, Eric Tabarly ne se doutait pas qu'il allait redonner aux Français une âme de corsaire. Aussi puissant que résistant, ingénieux pour la conception de ses bateaux, doté d'un redoutable sens marin en course, modeste et emprunté dans le triomphe, le jeune enseigne de vaisseau avait tout pour séduire ses compatriotes en mal de héros sportifs depuis les calamiteux Jeux olympiques de Rome en 1960 ou la dernière participation des " Bleus " à la Coupe du monde de football en 1958.

Avec leurs jeans et leurs pulls marins, Eric Tabarly et ses jeunes équipiers ont bouleversé l'ordonnancement de la voile en blazer, domaine réservé des Anglo-Saxons depuis près d'un siècle. En embarquant sur ses Pen-Duick des dizaines de jeunes du contingent, comme Olivier de Kersauson, Alain Colas, Marc Pajot, Gérard Petipas, Philippe Poupon, Titouan Lamazou, Jean Le Cam ou le médecin-aventurier Jean-Louis Etienne, qui lui ont toujours témoigné une affection proche de la vénération, et en faisant rêver ceux qui restaient à terre, le solitaire de Bénodet a été à l'origine de bien des vocations de coureurs d'océans ou, plus modestement, de plaisanciers. Si Eric Tabarly restera aux yeux de tous ses équipiers comme un marin de légende, qui leur a beaucoup plus appris par son exemple que par des discours, son rôle de pionnier dans la conception des voiliers de course est beaucoup moins connu des Français. Des rudiments d'architecture acquis à l'Ecole navale de Brest, combinés à ses connaissances encyclopédiques sur l'histoire de la voile, à son sens de l'observation et à son pragmatisme, liés à sa longue pratique de la compétition, ont toujours éveillé son intérêt pour des options novatrices qui lui ont permis de prendre ses concurrents de vitesse avec ses différents Pen-Duick.

Ainsi a-t-il imaginé le premier " déplacement léger " en contreplaqué ( Pen-Duick-II), la première coque en aluminium soudé, avec des formes bouleversant la jauge IOR ( Pen-Duick-III), le premier grand multicoque de course ( Pen-Duick-IV), le premier monocoque avec ballasts ( Pen-Duick-V), la " chaussette " de spi pour mener Pen-Duick-VI en solitaire, et le premier grand trimaran doté de plans porteurs immergés fixés sous les deux flotteurs afin de propulser la coque centrale hors de l'eau ( Paul-Ricard, l'ancêtre de l'Hydroptère, désormais mis au point par son ancien équipier, Alain Thébaud).

A une époque où les amateurs de yachting ne juraient encore que par le bois, Eric Tabarly, qui avait minutieusement étudié tous les récits de la première de toutes les Transats, l'Observer Singlehanded TransAtlantic Race (Ostar), gagnée en 1960 par Sir Francis Chichester, fut le premier à oser l'aventure sur un " déplacement léger " (5,4 tonnes pour 13,60 mètres), dont il avait crayonné les esquisses avec son ami Gilles Costantini, directeur de chantier naval à La Trinité-sur-Mer. Déjà propriétaire de Pen-Duick, le cotre aurique que lui avait légué son père, il baptisera son ketch Pen-Duick-II. " Ça m'a évité de chercher un nouveau nom, confiait-il. Celui-là sonnait bien. Autant le garder.  "

Quinze voiliers avaient pris le départ de la deuxième Ostar à Plymouth. Malgré une panne de pilote automatique dès le huitième jour de mer, Tabarly sera le premier à rallier Newport (Rhode Island), le berceau de la Coupe de l'America, après vingt-sept jours et trois heures.

Les Français découvrent ce jeune Breton au regard clair, au menton carré et aux traits volontaires, barbu comme un loup de mer, qui se déclare simplement " surpris d'apprendre qu'[il avait] gagné  ". Le général de Gaulle inaugure les promotions de sportifs en le faisant aussitôt chevalier de la Légion d'honneur pour " fait exceptionnel ". Mais c'est Sir Francis Chichester, arrivé deux jours et trois heures plus tard, qui lui rendra le plus bel hommage : " Je me demande si on pourra faire mieux. Ce fut pour moi un grand privilège de courir contre un homme comme Eric et un bateau tel que Pen-Duick-II .  "

Dans l'année qui a suivi cette victoire, la vente des voiliers a progressé en France de 78 %. Quatre ans plus tard, la production annuelle était passée de 4 000 à 28 000 unités. Entre-temps, Tabarly avait enchaîné les succès avec Pen-Duick-III, une goélette de 17,45 mètres qu'il avait dessinée seul en 1966.

Le bateau innovait avec sa coque en aluminium soudé et sa quille testée en bassin de carène, mais surtout par ses formes qui allaient chambouler la jauge IOR. Avec Pen-Duick-III, Tabarly et ses jeunes équipiers ont taillé des croupières aux Anglo-Saxons en allant les battre, dès 1967, dans leurs chasses gardées : la course du Fastnet, le championnat du RORC (Royal Ocean Racing Club) et Sydney-Hobart. Tabarly pensait courir la troisième Ostar avec Pen-Duick-III, mais, en septembre 1967, il a l'occasion de convoyer Toria, un trimaran de 12 mètres conçu par l'architecte Derek Kelsall pour le Boat Show de Londres. C'est un coup de foudre. " J'ai pensé que s'il y avait un bon multicoque dans la course les monocoques auraient du mal ", dit-il.

Avec l'architecte André Allègre, il conçoit Pen-Duick-IV, le premier grand multicoque de course (20,80 mètres), doté des deux premiers mâts-ailes inspirés des chars à voile, et des premières grands-voiles entièrement lattées, confectionnées par son ami Victor Tonnerre.

Malgré les retards entraînés par les grèves de mai 68, Pen-Duick-IV est prêt in extremis pour le départ, mais est victime d'un abordage avec un cargo dès la première nuit de course. Endetté, Tabarly doit vendre son trimaran à Alain Colas, qui signera, en 1972, la première victoire d'un multicoque dans la Transat anglaise avant de battre en 1973 le record autour du monde en cent vingt-neuf jours.

Pionnier du multicoque, Eric Tabarly a préparé l'hégémonie de ses successeurs français, qui ont trusté les victoires dans toutes les courses transatlantiques au point de dissuader la concurrence étrangère, mais, aux yeux du navigateur breton, c'était pourtant Pen-Duick-V qui a le plus contribué à l'évolution des voiliers de course. Le règlement technique de la première Trans-Pacifique en solitaire entre San Francisco et Tokyo, en 1969, imposait seulement une longueur maximale de 10,50 mètres.

Une fois de plus, le skipper fait appel à sa connaissance de l'histoire de la voile et à son pragmatisme pour développer une intuition. " J'avais observé une série américaine d'avant-guerre, les Sandbaggers, racontait-il. C'étaient des petits voiliers de 5 mètres avec plusieurs équipiers au rappel qui déplaçaient des sacs de sable à chaque virement de bord pour permettre au bateau de porter une énorme voilure. Je me suis dit qu'au lieu de transbahuter du sable, qu'on devait garder à bord, il serait plus judicieux de prendre de l'eau qu'on pourrait pomper selon les besoins et rejeter ensuite.  "

Pen-Duick-V est doté de deux ballasts qui permettent de stocker 500 litres d'eau au vent du bateau, afin de lui donner plus de raideur à la toile. En trente-neuf jours et quinze heures pour les 5 700 milles (environ 10 700 kilomètres), Tabarly devance Jean-Yves Terlain de... onze jours. Avec sa barbe de quarante jours et son jean troué, il mettra des heures pour faire comprendre qui il est et trouver les organisateurs, qui ne l'attendaient pas si tôt dans le petit port de Misaki. Pen-Duick-V est ainsi devenu l'ancêtre de tous les monocoques open engagés désormais dans les courses autour du monde en solitaire.

Au plus petit des Pen-Duick a succédé le modèle le plus grand (22,25 mètres et 32 tonnes de déplacement), construit en 1973 pour la première course autour du monde en équipage. Largement en tête dans la première étape, Pen-Duick-VI démâte. Quatre ans plus tard, dans la deuxième édition de la Whitbread, le grand ketch est disqualifié pour une sombre histoire de certificat de jauge non conforme pour sa quille en uranium appauvri.

C'est pourtant Pen-Duick-VI qui a permis à Tabarly de signer son plus bel exploit. Conçu pour être mené par une douzaine d'équipiers, il l'engage néanmoins dans la Transat anglaise en solitaire de 1976. Afin de pouvoir envoyer seul les spis de 350 mètres carrés, il imagine les " chaussettes " utilisées aujourd'hui sur tous les grands voiliers.

Cinq gigantesques dépressions balaient l'Atlantique et déciment la flotte. Les abandons et les sauvetages se multiplient. Alain Colas fait escale à Terre-Neuve pour réparer son gigantesque Club-Méditerranée et s'inquiète pour son rival, qui n'a plus donné signe de vie depuis le départ. L'ancien équipier est attendu en vainqueur à Newport, mais c'est Tabarly qui, au matin du vingt-troisième jour d'angoisse, sort le premier des brumes matinales avec 25 milles d'avance sur Colas. " Je ne sais pas si c'est ma plus belle victoire, mais je suis content ", dira-t-il, toujours pudique en débarquant.

Plus tard, il avouera les conditions dantesques de sa traversée, transformée en travaux d'Hercule par sa panne de pilote automatique dès le quatrième jour et la casse de sa barre à roue le septième. Apprenant l'angoisse de ses proches, l' " idole des houles " avait répondu avec sa désarmante logique : " J'avais pourtant dit à ma mère : "Tu n'as absolument aucun souci à te faire. Même si c'est dur, même si j'en bave, tu n'as pas à t'inquiéter, j'ai le bateau le plus solide de la course."  "

" La Transat de 1976 est certainement la course dont je suis le plus fier, nous avouait-il récemment. Ç'a été la plus dure. Mener Pen-Duick-VI en solitaire, à mes yeux, ça représente quelque chose.  " Cette image de capitaine courageux bravant les pires tempêtes, de sportif exemplaire à travers ses actes, laissant à d'autres les discours, conforte Tabarly dans son image de héros national taillé dans le granit breton.

S'il avait pu trouver un budget plus tôt, Tabarly ne se serait pourtant pas lancé dans la Transat 1976 avec Pen-Duick-VI. Depuis sa rencontre en 1975 avec Alain de Bergh, directeur du département calcul des structures chez Dassault, le navigateur breton s'intéressait à un projet révolutionnaire : l'Hydroptère. Plusieurs expériences de petits voiliers dotés de foils avaient été menées par l'US Navy à la fin des années 50 et par les Anglais avec Icarus dans les années 60 pour tenter de battre des records de vitesse. La portance développée par les foils croît avec le carré de la vitesse et doit, théoriquement, permettre au bateau de " décoller " en restant seulement au contact de l'élément liquide par ses foils et par un empennage constitué d'un safran de direction supportant à son extrémité inférieure un plan horizontal permettant de régler l'assiette du bateau.

En 1979, les matériaux utilisés pour la construction navale ne permettaient pas encore de concrétiser ce projet, mais Tabarly a néanmoins conçu avec Alain de Bergh le Paul-Ricard, un trimaran de 16,5 mètres en aluminium pesant 7 tonnes et doté de petits foils pour soulager la coque à grande vitesse. Coiffé sur la ligne d'arrivée de la Transat en double pour sa première course, le grand trimaran améliorera, en 1980, de près de deux jours, en dix jours cinq heures quatorze  minutes et vingt secondes, le vieux record de la traversée de l'Atlantique détenu, depuis 1905, par la goélette Atlantic.

Plus préoccupé par la conquête de son Graal, cette Whitbread qu'il ne gagnera jamais, Tabarly avait passé le relais à son jeune équipier Alain Thébault pour l'Hydroptère, mais ses nouvelles tentatives de gagner la course au tour du monde en équipage sur Pen-Duick-VI, rebaptisé Euromarché en 1981, ou avec Côte-d'Or en 1985, resteront vaines, faute d'avoir su démarcher à temps les budgets nécessaires. Dès les années 80, Tabarly et ses intuitions de génie doivent s'effacer derrières ces foutus ordinateurs des architectes et de la nouvelle génération des navigateurs.

La fin des années 80 lui vaudra bien des désagréments. Une grave avarie dans la Route du rhum 1986 le contraint pour la première fois à actionner sa balise de détresse et à abandonner son trimaran. Il subira aussi deux chavirages dans La Baule - Dakar en 1987 avec son frère cadet Patrick, et dans la Transat en double Lorient - Saint-Barthélemy en 1989 avec Jean Le Cam. Après une ultime participation à la Whitbread de 1993 à la suite de la mutinerie de l'équipage du maxi La Poste, Tabarly a dû attendre l'automne dernier pour renouer avec le succès dans la Route du café avec Yves Parlier.

Depuis sa retraite de la marine nationale, en juillet 1985, avec le grade de capitaine de vaisseau, Tabarly avait, surtout, renoué avec son amour de jeunesse, Pen-Duick, le cotre aurique acheté en 1938 par son père, et que ce dernier lui avait légué en 1952. C'est pour financer sa première rénovation avec sa solde qu'il s'était engagé dans l'aéronavale et avait opté pour l'Indochine. Cette restauration n'avait vraiment été achevée que pour le grand rassemblement des Voiles de la Liberté à Rouen, en 1989.

Tabarly s'était toujours défendu d'entretenir des liens sentimentaux avec ses Pen-Duick. " Après tout, un bateau, ce n'est rien de plus qu'un objet ", disait-il. Plutôt réticent aux nouvelles techniques de navigation avec l'assistance des ordinateurs, celui qui répugnait même à utiliser sa radio en course pour " communiquer " appréciait de plus en plus son retour à une navigation " à l'ancienne ". " Je prends un réel plaisir à naviguer sur un bateau que je trouve beau. Pen-Duick a beaucoup de toile, pas de winch. Il est sportif et délicat à manoeuvrer avec des palans. Les voiliers modernes ont beaucoup de qualités, mais pour l'esthétique... "

Passionné par l'histoire de la marine, Tabarly livrera son dernier combat pour que le Musée de la marine reste au Trocadéro. " Mouillé " sur l'Odet, à quelques pas de cette longère au toit de chaume de 47 mètres de façade achetée en 1978 à plus de 100 kilomètres de là et que le navigateur avait remontée pierre par pierre, Pen-Duick était minutieusement entretenu par son quatorzième propriétaire, qui l'utilisait surtout pour des balades avec des amis ou avec sa femme Jacqueline et sa fille Marie, âgée de quatorze ans.

Lors du dernier week-end de Pentecôte, les Tabarly avaient invité une dizaine d'autres plans Fife rénovés pour célébrer les cent ans de Pen-Duick. La fête devait se poursuivre par un pèlerinage à Fairlie (Ecosse), à l'embouchure de la Clyde, où William Fife junior avait installé son chantier au siècle dernier. Le destin a voulu que ce retour aux origines de Pen-Duick soit le dernier voyage d'Eric Tabarly.


"Pen-Duick", un cotre de légende

Construit en 1898 d'après les plans de l'architecte écossais William Fife Junior III, ce cotre aurique destiné aux régates de Cowes avait été baptisé Yum. C'est son douzième propriétaire, Jean Lebec, qui l'a rebaptisé Pen-Duick (mésange bretonne à tête noire) en 1935. En 1938 Guy Tabarly, le père d'Eric alors âgé de sept ans, l'a acheté alors qu'il reposait sans quille sur les bords de Loire. Réarmé, il a accueilli la famille Tabarly jusqu'à la mobilisation du père. Après l'avoir laissé cinq ans dans une vasière, près de Bénodet, Guy Tabarly s'était résolu à vendre Pen-Duick. C'était compter sans l'attachement de son fils devenu le quatorzième propriétaire en 1952. Tabarly s'est engagé deux ans dans l'aéronavale pour financer sa restauration. A son retour, le verdict de son ami Gilles Costantini, directeur de chantier naval, était sans appel : " Ton bateau est foutu. "

Tabarly, faisant preuve d'ingéniosité, utilise la vieille coque en bois comme moule d'une nouvelle, avec sept couches de tissu de verre. Après trois ans de travaux, Pen-Duick est sauvé, mais Tabarly, absorbé par sa carrière de coureur d'océan, l'abandonne pendant vingt et un ans. C'est en 1983 qu'il confie son bateau au chantier de Raymond Labbé, à Saint-Malo, pour refaire, au gré de ses économies, les aménagements intérieurs, le pont et les superstructures.

Un palmarés impressionnant


1964. Ostar (Transat anglaise en solitaire) à la barre de Pen-Duick-II.
1967. Morgan Cup, Gotland Race, Channel Race, Fastnet, Plymouth-
La Rochelle et Sydney-Hobart avec Pen-Duick-III.
1969. Trans -Pacifique (San Francisco-Tokyo) avec Pen-Duick-V.
1971. Falmouth-Gibraltar avec Pen-Duick-III.
1972. Los Angeles-Tahiti avec Pen-Duick-III.
1975. Triangle Atlantique avec Pen-Duick-VI.
1976. Ostar avec Pen-Duick-VI.
1980. Record de l'Atlantique sur Paul-Ricard.
1997. Fastnet en monocoque open sur Aquitaine-Innovations et Route du café (
Le Havre-Carthagène) avec Yves Parlier.

 

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